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Cycle « Les femmes en Amérique Latine » # 5

Jeudi 04 mai à 19h : rencontre – débat       

« Pax Neoliberalia » Perspectives féministes sur (la réorganisation de) la violence Editions iXe. Par Jules Falquet

Entrée libre

Solidement ancré dans les recherches féministes sur la mondialisation et sur la dynamique des rapports sociaux de sexe, de race et de classe, ce livre est un essai sur l’emploi méthodique de la coercition au service de la mondialisation néolibérale.

L’instrumentalisation d’une violence en apparence « aveugle », mais en fait très contrôlée, dessine le fil rouge reliant entre eux les quatre textes qui le composent. Proximité troublante de la torture avec la violence domestique (au Salvador)… Création de la classe masculine des “frères d’armes” par le service militaire (en Turquie)… Diffusion des techniques de guerre de basse intensité (au Mexique)…  Perpétuation (néo)-coloniale des violences contre les femmes indiennes (au Guatemala)…

Jules Falquet croise différents niveaux d’analyse pour rapprocher des perspectives généralement cantonnées à des sphères séparées. En révélant les continuités qui rattachent la violence misogyne aux méthodes coercitives militaro-policières, cette approche met à jour les logiques genrées de la « gouvernance » mondialisée, ici nommée, par antiphrase, Pax neoliberalia.

Jules Falquet est enseignante chercheuse en sociologie à l’Université Paris Diderot, membre du LCSP (Laboratoire du changement social et politique) et co-responsable du CEDREF (Centre pour les enseignements, la documentation et la recherche en études féministes).

 

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