La violence conjugale est dans une relation privée ou privilégiée, une atteinte volontaire à l’intégrité de l’autre, une emprise, un conditionnement dont il est difficile de sortir lorsqu’on est une des victimes.

Cette violence n’est pas le résultat d’un simple conflit, ni un acte accidentel, pas plus qu’un symptôme d’une union en difficulté, c’est un comportement inacceptable qui tombe sous le coup de la loi. C’est un abus de pouvoir dans une relation où l’un des partenaires utilise un rapport de force pour contrôler l’autre. Il s’agit d’un processus qui déstabilise la victime, et rencontre souvent l’incompréhension de l’entourage et de la société en général.

C’est une violence ordinaire qui touche des hommes et des femmes ordinaires, elle n’est pas l’apanage d’un groupe social, économique ou culturel.
La violence peut être verbale, psychologique, physique, sexuelle, économique, administrative.
Le harcèlement moral se traduit par des agissements répétés ayant pour conséquence une dégradation de la santé physique ou mentale.

Ces faits sont réprimés, et lorsqu’ils sont commis par le conjoint, le partenaire lié par un PACS, le concubin ou par l’ex conjoint, l’ex partenaire ou l’ex concubin ils constituent une circonstance aggravante.
En accord avec les principes d’analyses et d’actions féministes, nous considérons toutes les femmes qui s’adressent à la Maison des Femmes comme actrices de leurs propres démarches et impliquées dans toutes les décisions qui les concernent.

Nous travaillons en réseau au niveau local avec des nombreux partenaires : CAUVA, APAFED, Maison de Simone, hébergement d’urgence 115, services d’aide psychologique, services de police ou de gendarmerie, services sociaux… etc.